Un ange passe loin là-bas, au fin fond du ciel breton de nos âmes.

    Le ciel nous est tombé sur la tête ?

     

    Dirigeant, commerçant, comédien, DSI, artisan DAF, formateur, zingueur, DRH, consultant, chauffagiste, distributeur, formateur ou encore, graphiste : quel que soit notre profession, nous sommes tous passés au cours des semaines dernières de la stupeur, à l’espoir, des craintes aux moments de bonheur en famille, retenant notre souffle à chaque nouvelle vague.

    Nager et lutter à contre courant ?
    Ralentir et se mettre au rythme du monde ?

    Accepter la frustration, encaisser les déceptions.
    Comme un goût d'amertume au fond de notre gorge.

    Et pourtant lutter et nous défendre.
    Vivre avec nos émotions et celles des autres, au travail comme à la maison, pas le choix...

    De la tempête au calme plat,
    Des nuages bleus aux éclairs enragés,
    Un ange passe au loin là bas,
    Au fond du ciel breton de nos jours encombrés.

     

    Coups de mou, coups de grisou ...

     

    Des humeurs changent plus vite que nos ombres.

    Des ombres qui passent comme les bus vides que nous apercevons dans nos rues où chantent corneilles, moineaux et pies.

    Un chant qui contraste avec ce silence qui résonne dans le écoles, les parcs et tous ces lieux qui nous sont chers.

    Vivre avec l’autre. Subir ses sautes d’humeur.

    Gérer (ou pas !) ses baisses d’énergie. Vivre avec soi. Subir nos propres sautes d’humeur. Gérer ou pas nos émotions. “Mamaaann ! j’ai faim”, et voilà, ça recommence !

    Avancer, reculer. me recroqueviller puis m’ouvrir un instant…
    A peine un instant à soi. “Mamaaann ! j’ai soif !”. Des colères, des soupirs, des éclats de rires.

    Bercer nos colères, soigner notre énergie, retrouver nos repères. Chacun son bateau, chacun sa galère. Nous voguons tous vers un horizon qui semble se dérober au loin, navigant au quotidien dans l’incertitude d’une boussole qui ne donne plus le nord, surfant les vagues de nos émotions.

    De la tempête au calme plat.
    Des nuages bleus aux éclairs enragés.
    Un ange passe au loin là-bas, au fin fond du ciel breton de nos journées.

     

    Terre en vue ! Terre en vue !

     

    Ici Lyon, Paris, Dijon, Toulouse, Bayeux, Grenoble, Valence, Nantes, Voiron : voici le soleil qui réchauffe enfin nos coeurs !

    Notre peau, la chair de nos êtres, le fil de nos pensées...

    Tout y passe. Il fait bleu.
    Il fait chaud.
    Cela sonne le printemps.
    Et ces oiseaux blancs qui passent, là-bas, là-bas….

    Les paupières de nos âmes repliées sentent la douceur des rayons du matin. La musique de nos cœurs, le grincement de nos corps et la voix de nos proches par le combiné bercent nos cœurs et apaisent nos peines.

    Tout y passe. Il fait bleu.
    Il fait chaud.
    Cela sonne le printemps.
    Et ces oiseaux blancs qui passent, là-bas, là-bas….

    De nos fenêtres entrouvertes sur le ciel ou la mer, nous nous évadons un instant, balançant notre espoir sur le fil de nos pensées, tel un oiseau attendant que son maître n’ouvre sa cage. Balançant dedans. Les yeux au loin. La tête au dehors. Cette porte dorée vers l’horizon réchauffe nos coeurs comme un phare dans l’océan de nos états d’âme.

     

    Enfermés dedans ?

     

    Ouvrons, ouvrons la cage aux oiseaux !
    Il fait bleu. Cela donne chaud et ça sonne le printemps.
    Et ces oiseaux blancs qui passent, là-bas, là-bas…

    Et vous, les avez-vous aperçus ?

    De la tempête au calme plat,
    Des nuages bleus aux éclairs enragés,
    Un ange passe au loin là-bas, au fond du ciel breton de nos jours encombrés.

    Et vous, l'avez-vous vu passer ?

     

    Par Nicolas Lanchou

    5 Comments
    • Nicolas, c’est superbe ! Je suis absolument enthousiasmé par ce ton si poétique, inspirant et pragmatique en même temps… je suis hyper impressionné !

      Je souhaite que la communication du cabinet poursuive dans cette lancée (pourvu que les lecteurs vous encouragent dans cette direction !) à la fois originale et puissante.

      De tout cœur, chapeau l’ami !

      avril 7, 2020
    • Hello Yves, merci de ton message qui me touche ! Oser être moi et accepter l’idée que ce que j’ai à dire puisse intéresser les membres de notre communauté, sans oublier le léger call to action à la fin de texte, c’est toi qui m’a tout appris 😉

      avril 7, 2020
    • Bonjour Nicolas
      Décidément tout me va lorsque je vous lis
      De vous , je perçois au delà de la poésie de la bienveillance, de l’humilité et de l’empathie
      Merci
      Anne Isabelle

      avril 7, 2020
    • Je vois souvent cet Ange…qui disparaît quand je me renferme. Merci Nicolas pour cette invitation poétique à garder les yeux ouverts avec l’émerveillement du « regard du débutant » sur cet Ange.

      avril 7, 2020

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